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EMERGENCE GROUPE - Journal hebdomadaire d'informations du Nord-Kivu, de la RDC et du monde
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  • 15-02-2019
  • Prince Bagheni
​​​​​​​La jeunesse du Quartier Majengo et celle de Mabanga Nord dénonce l'arrestation qu'elles qualifient d'arbitraire de deux jeunes, intervenue la nuit du 12 au 13 février alors que ces jeunes montaient la garde dans cette entité située au nord de la ville de Goma. A l’issue d’une réunion spontanée tenue ce jeudi 14 février 2019 au niveau de la place dite « deux antennes » la jeunesse a plaidé pour une libération sans conditions.

Yannick et Dieu-Merci sont les deux jeunes du quartier Majengo appréhendés la nuit du 12 au 13 février par une patrouille de la police nationale congolaise. Leur péché c’est d’avoir organisé une patrouille parallèle à celle de la police disent les habitants du milieu, tandis que du côté des éléments de l’ordre, ces jeunes ont été arrêtés pour possession d’armes blanches. La jeunesse du quartier, compatissante et partie de la rotation des patrouilles nocturnes ne trouve pas de quoi on peut reprocher à ceux qu’elle qualifie de vaillants : « Nous voulons que Yannick et Dieu Merci soient libérés, la police nationale congolaise doit passer à leur libération sans condition, ni délais car ils n'ont commis aucune infraction qui pouvait leur coûter l'arrestation. »

Les femmes du quartier qui sont venues assister à cette rencontre nous ont fait savoir que les deux jeunes et compagnons font du bon travail qui est la patrouille nocturne, chose qui barre la route a ceux-là qui volent les biens de la population jour après jour : « Autrefois des bandits nous mettaient mal à l’aise dans le quartier. Nous avons été victimes de cas de vol à plusieurs reprises et personne n’était venu à notre secours ! Ces jeunes se sont organisés et ont commencé à nous sécuriser la nuit nous qui sommes leurs mères. Ils sont exposés à plusieurs dangers mais la gravité de l’insécurité fait que ces jeunes n’ont plus de choix », ont-elles argumenté.

Ces femmes disent ne pas comprendre pourquoi les forces de l'ordre ne puissent pas admettre l’importance de toutes les patrouilles de ces jeunes; « nous reconnaissons la lourdeur du travail de ces jeunes et le résultat est salutaire pour plus d’une personne, nous ne savons pas pourquoi les autorités ne veulent pas accompagner ces genres d’initiatives car la collaboration est toujours la chose que l’on demande de la population. »

Certaines indiscrétions dans le chef de la population renseignent que la police nationale congolaise accuse ces jeunes d’appartenir à un groupe des malfaiteurs et détiendraient des armes blanches dans leur mains lors de l’arrestation; une accusation qui est rejetée en bloc par les proches de ces derniers; « Personne n’ignore ces jeunes, nous les connaissons et louons leur bravoure, dire qu’ils étaient attrapés avec des machettes, c’est encourager le mensonge. Ils n’avaient rien en main, et nous pensons que ce sont les ennemis qui nous mettaient mal à l’aise jadis, qui seraient en train d’influencer l’affaire pour qu’ils trouvent la quiétude d’opérer », a déclaré une dame montée de colère.

Contacté à ce sujet le commissaire urbain de la police, le commissaire supérieur Job Alissa a préféré garder sa version des faits par rapport au mobile justifiant cette arrestation.

Notons qu’au moment nous rédigeons cet article, les deux jeunes continuent à croupir au cachot de PD, au sud de la ville de GOMA près du parquet des grandes instances.

Les habitants des quartiers Majengo, Mabanga Nord et Virunga sont ces derniers temps victimes d’incursions d’hommes et femmes armés accompagnés des enfants dans leurs ménages. Ces malfrats pillent sans merci maison par maison sans qu’aucune intervention policière ne se fasse sentir. D’où les jeunes de ces entités se mobilisent la nuit pour monter la garde et patrouiller, parallèlement aux unités de la police, afin de prévenir les vols.

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