Goma : « Parlons Avortement » YouthSprint brise le mythe sur l’avortement.

En marge de la journée internationale pour la dépénalisation de l’avortement, YouthSprint a réunie à Goma environ 120 jeunes afin de parler  de l’avortement « sans tabou », ce mardi 28 septembre. Par la même occasion, YouthSprint a lancée officiellement la campagne #ParlonsAvortement.

Goma : « Parlons Avortement » YouthSprint brise le mythe sur l’avortement.

Les participants à cette activité devenue des ambassadeurs de la dite campagne ont eus des informations suffisantes sur l’avortement sans risque et les droits en matière de santé sexuelle et reproductive.

Abordant la question de front, à travers des interventions des médecins, comédiens et des autorités locales, il a été démontré que le taux de la mortalité infantile ne cesse d’augmenter à cause de « la stigmatisation de l’avortement conduit à l’avortement clandestin »

Ici, les jeunes ont compris que l’avortement n’est autorisé que dans certaines circonstances comme les cas de viol, d’agression sexuelle, d’inceste ou de grossesse qui met en danger la santé mentale de la mère ou la vie du fœtus. Bien au-delà, ils ont été rassurés que  l’État congolais autorise l’avortement sans risque et cela depuis 2018 mais le fait de ne pas en parler laisse plusieurs personnes dans l’ignorance.

Lyliane Safi Sharanguza, responsable de la communication de cette organisation, se confiant à la presse n’a pas manqué de mettre un accès sur les statistiques alarmantes du taux élevé des décès liés à l’avortement clandestin.

 « Vous allez voir avec moi, il y a des statistiques qui prouvent que 9 femmes sur 100 meurent en République démocratique du Congo à cause des avortements clandestins, et pour empêcher tout ça, on souhaite sensibiliser les gens pour qu’ils aient des notions sur comment et quand recourir à l’avortement sécurisé. Voilà pourquoi aujourd’hui on a été avec différentes organisations qui œuvrent dans le domaine de la santé sexuelle de la reproduction, sous l’égide de Youthprint Goma qui a organisée l’activité » ; explique-t-elle.

L’objectif de cette campagne est de voir les gens parler de l’avortement sécurisé partout en RDC. Raison pour laquelle il a été demandé aux participants (ambassadeurs) de partager des informations sur l’avortement sécurisé dans les réseaux sociaux sa vulgarisation soit effective.

Il est à noter que la RD Congo a ratifiée le protocole de Maputo depuis 2018 mais sa mise en exécution n’est pas totalement effective  du fait que la question de l'avortement reste jusqu’aujourd’hui considérée comme « tabou » au sein de la communauté.