les contractants individuels de la Monusco en grèvent

Au moins trois mille cinq cents contractants individuels exerçant divers métiers au sein de la Monusco sous un contrat géré par l’UNOPS sont entrés en grève ce lundi 12 mars 2018 à Goma au Nord Kivu. Quatre points majeurs les divisent de leur patron direct qu’est UNOPS qui vend cette main d’œuvre à la mission de l’organisation des nations unies pour la stabilisation en R.D. Congo. Parmi ces quatre points figure la réétudiassions du contrat de travail que les prestataires des services qualifient d’obscur.

les contractants individuels de la Monusco en grèvent
les contractants individuels de la Monusco

Devant le bureau de la MONUSCO dit LAVA Site où l’on voit les messages écrits et oraux des grévistes qui sont clairs : « nous sommes ici pour exprimer notre mécontentements face au traitement salarial et à l’environnement dans lequel nous prestons depuis 2015 sous l’UNOPS » explique Janvier KUBUYA, lui qui se présente comme le président des contractants individuels de l’UNOPS en RDC.

Entouré par plus de deux cents manifestants pacifiques, celui-ci fait ressortir les maux que les IC’s reprochent à leur employeur : « Nous estimons qu’il faut un CHECK OUT, C’est-à-dire une mutation légale du premier patron (la MONUSCO) vers un second (UNOPS). Notre entendement du contrat est que nous devons savoir comment notre patron a mis tous les IC’s entre les mains de l’UNOPS, et quelle base juridique le lui a permis ». Il poursuit en disant :« Nous voulons discuter avec notre nouveau patron pour la redéfinition des termes de nos contrats de travail parce qu’il y a des clauses qui ne sont pas élucidées dans le contrat et c’est là, le nœud du problème » exclame ce gréviste.

Conclut, les avantages liés au service ne sont pas maitrisés par les employés de telle sorte que l’enveloppe salariale est inconnue de l’agent. Comme conséquence l’obscurité règne au sein de la gestion du personnel. Le barème doit donc être réajusté au standard de l‘organisation des nations unies ; ont réclamé les manifestants qui du reste, insistent sur une quatrième demande ; celle de l’observance stricte des valeurs qui régissent les systèmes des nations unies ; la dignité, le professionnalisme et surtout le respect de la diversité. « Nous ne sommes pas respectés par les responsables de l ‘UNOPS, voilà pourquoi nous sommes discriminées » disent les grévistes qui tiennent mordicus à faire entendre leur voix.

Contactés le responsable de l’UNOPS à Goma a plutôt préféré garder silence face à toutes les revendications des ICs.