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Goma : La Crypto monnaie vient encore d’appauvrir plusieurs familles en RDC

Goma : La Crypto monnaie vient encore d’appauvrir plusieurs familles en RDC

Yassin Ndaye 09, Novembre, 2018 107 vues

​​​​​​​La population de Goma est une fois de plus victime de cas d’escroquerie. Aujourd’hui, après les pertes des épargnes dans des institutions de micro finance, la nouvelle escroquerie devient la voie de la monnaie virtuelle. Un système que la population ne maitrise pas encore mais qui bat son plein dans la région avec des bureaux non officiels, fictifs et non contrôlés par les services compétents.

Plus de 1200 familles à Goma, 800 familles à Butembo et Beni, ont versé des sommes colossales dans des organismes qui se disent financiers et miniers et qui prétendent produire des intérêts allant jusqu'à 60% dans 20 jours. Ce qui, vraisemblablement paraît parfait et comme une véritable entreprise pour la population dans la pratique de la monnaie cryptographique.

Comme l’intérêt rassemble les hommes…

Selon la notabilité de Goma, Maitre Jean-Paul Lumbulumbu confirme que cette pratique de cette monnaie vient encore une fois dépouillée la population de cette province. L’escroquerie se pratique sous la barbe et aux yeux des services compétents. J.P, Lumbulumbu : « ici à Goma, plus de 150 familles nous ont saisi, des appels des victimes viennent de Butembo, Beni et Bukavu même qui déclarent avoir versé auprès de "Standard Capital" des sommes allant jusqu'à plus de 100.000 USD. Un système informatique de crypto monnaie est installé dans leurs téléphones leur faisant voir la somme versée et leur faisant miroiter le taux d’intérêts à percevoir dans 20 jours après l'adhésion et l'achat des cartes à 15 USD ». Cet avocat poursuit et déclare ; « les premiers adhérents ont réussi à bénéficier desdits intérêts juste pour convaincre les autres à s'y intéresser. Mais 3 mois après, les bureaux ont fermé, le système informatique devient inopérant, l’entreprise n’a pas adresse en RDC, elle est non reconnue d’ailleurs par la Banque Centrale du Congo. Mais paradoxalement, elle opère en toute quiétude dans nos villes aux vues et aux sus de tous les services compétents. Ses responsables sont à 95% des étrangers sans adresse ni caution en cas de faillite dans notre pays ».

L’inquiétude du collectif des Notabilités du Nord Kivu est le fait de ne pas comprendre comment ces organisations arrivent dans nos villes, opèrent sans inquiétude, et ouvrent parfois des bureaux sans être interceptées par des services de l’Etat ? comment elles arrivent à collecter illégalement des épargnes des paisibles populations et finissent par s'en aller sans trace ? Comment les victimes arrivent-elles à faire confiance à des organisations sans siège dans notre pays, sans documents d'autorisation de leur fonctionnement et si elles en ont, délivrés par qui ? toutes ses questions restent sans réponse au sein de la notabilité.

C’est quoi la Crypto monnaie

Il s’agit d’une pratique qui n’est pas facile à comprendre surtout pour cette population qui est ignorante en la matière de la monnaie virtuelle et qui n’a pas eu assez d’informations la concernant. Selon Jean Claude Kasavubu, un enseignant de l’informatique dans la ville, une crypto-monnaie, dite monnaie cryptographique ou monnaie virtuelle : « est un jeton échangeable entre particuliers sur le réseau Internet. Les opérateurs, les fichiers et les transactions sont cryptés d'une façon telle que personne ne puisse avoir la maîtrise du système. Les jetons sont créés de façon endogène, comme récompense d'un processus décentralisé de validation. Les banques françaises définissent les cryptos monnaies comme, tout instrument contenant, sous forme numérique, des unités de valeur non monétaire pouvant être conservées, ou être transférées dans le but d’acquérir un bien ou un service, mais ne représentant pas de créance sur l’émetteur ». JC. Kasavubu renchérit en disant que : « le crypto le plus connu est le Bitcoin. Les crypto monnaies utilisent une technique de fichier réparti, la chaîne de blocs. On en a inventorié plus de 1.600 dont beaucoup ont déjà disparu. Ceci doit être bien explicité à la population avant toute autre intégration du système dans sa pratique sinon, il y aura toujours de perte en cas d’escroquerie et c’est ce qui devient le cas dans notre ville. Au début de cette pratique, il n’est pas facile de s’en sortir si le gouvernement ne prend pas la situation en main et suivre de près tous les mouvements. Il y aura beaucoup plus d’inconvénients que des bénéfices en cas de la gestion non contrôlée de cette pratique de la monnaie cryptographique ».

Conclusion …

La notabilité dénonce la négligence de services compétents pour la sécurisation de la population avec leurs biens. Me Lumbulumbu conclu en disant: « quoi qu'il en soit, les autorités sont irresponsables en laissant ces genres d'organisations entrer facilement dans le pays et piller nos populations. Nous payons des impôts et taxes pour vous doter des moyens de nous sécuriser. Vous êtes les premiers responsables. Votre responsabilité découle de la négligence dans votre mission de protéger la population. Dans un pays autre que le nôtre, ces genres d'aventures ne peuvent jamais se faire ».


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