Nord-Kivu : Un journaliste de Goma remporte le prix du meilleur reportage 2019

​​​​​​​Le prix du meilleur reportage 2019 a été décerné au journaliste Ronelly Ntibonera  de la Radio Pole Fm le samedi 7 mars 2020 à Goma par le collectif des radios et télévisions communautaires du Nord-Kivu, CORACON en sigle, en collaboration avec Paix Pour Le Monde, PPLM. D’après les organisateurs, ce prix entre dans le cadre du projet sote pamoja kwa amani (Ndlr : tous ensemble dans la paix). Ce reportage primé meilleur de notre confrère Ronelly s’inscrit dans le cadre de lutter contre les points sexuellement transmissibles observés dans certaines universités de la place.

Nord-Kivu : Un journaliste de Goma remporte le prix du meilleur reportage 2019
Ronely au podium dans la salle UNPC/Section NK

Le bénéficiaire de ce prix, Ronelly Ntibonera fustige la réussite à l’Université qui se fait à travers les sexes imposés par certains responsables des universités auprès des certaines filles. « Ce n’est pas un moment pour moi de faire la fête, mais c’est peut-être une occasion de réfléchir encore d’avantage sr ce qui marche et ce qui ne marche pas. Je préfère alerter la communauté au tour d’un problème qui persiste et qui n’est autre que le point sexuellement transmissible dans nos universités. J’alerte la société parce que nous courrons un grand risque dans l’avenir pour lequel nous sommes en train de bâtir une société où pour passer des promotions bon nombre d’enseignants essaient déjà de marchander les points contre les sexes. Certaines demoiselles proposent leurs corps en faveurs des points. J’ai trouvé que nous risquons de produire une société des intellectuels qui ne seront même pas en mesure de faire quoi que ce soit pour le compte de la République Démocratique du Congo. Je suis en train de lancer cet appel pour qu’ensemble nous puissions nous mobiliser pour mettre fin à ce phénomène » explique Ronelly Ntibonera.

Pendant qu’il était encore à l’université, Ronelly Ntibonera indique avoir eu des amies qui étaient touchées par cette situation. Pour, lui le problème réside encore à la dénonciation qui reste encore un casse-tête pour bon nombre des filles. Il dit qu’il a été inspiré pour être un canal de le faire parvenir dans le public. « Il y avait certaines personnes qui avaient du mal à le dénoncer, il a fallu peut-être y aller avec tact pour leur faire avouer que cela existe.  Le problème qui est aujourd’hui, c’est qu’il y a même beaucoup de gens qui sont prêts à dire non à ce phénomène mais des mécanismes de dénonciation posent encore problème. Ce qui m’a inspiré, c’est vraiment ce problème que nos demoiselles ont du mal à faire sortir à la portée du public » a-t-il dit.

Après avoir eu ce prix, ce professionnel de média qualifie cela par les efforts fournis, ceci pour encourager d’autres journalistes. « Car tout dépend du courage et de la détermination » a-t-il précisé

Il sied de noter que ce prix pour un meilleur reportage 2019 a été octroyé à notre confrère au cours d’un café de presse organisé par CORACON, dans les installations de l’Union Nationale de la Presse du Congo, UNPC section du Nord-Kivu.

Jocel Kasereka Biryeka