Journée internationale de la paix : une militante dénonce l’impunité et exige justice pour les femmes brûlées vives à Munzenze
À l’occasion de la Journée internationale de la paix, le 21 septembre 2025, l’activiste congolaise Claris Miruho a lancé un appel vibrant à la communauté nationale et internationale. Elle dénonce l’impunité qui entoure la mort tragique de femmes brûlées vives lors de l’incendie de la prison centrale de Munzenze, à Goma, et réclame justice pour les victimes, tout en rappelant le carnage du 30 août 2023 à Ndosho. Pour elle, aucune paix véritable n’est possible sans vérité et sans responsabilité
La Journée internationale de la paix a été marquée cette année par un message puissant de Claris MIRUHO, militante engagée pour les droits humains et défenseuse inlassable des droits des femmes. Dans une déclaration transmise à la rédaction de CongoForum, l’activiste a dénoncé avec force le contraste entre les discours sur la paix et la réalité d’une justice absente dans plusieurs drames qui ont endeuillé la ville de Goma.
« On ne peut pas parler de paix là où règne le manque de vraie justice, l’impunité et la violation des droits humains », affirme-t-elle d’un ton ferme, rappelant que commémorer la paix sans rendre justice aux victimes revient à trahir leur mémoire.
Au centre de son indignation se trouve l’incendie meurtrier survenu à la prison centrale de Munzenze, lors de la prise de la ville de Goma. Ce sinistre avait provoqué la mort d’une centaine de détenus, dont une majorité de femmes brûlées vives dans des circonstances encore non élucidées.
Pour Claris MIRUHO, le silence autour de cette tragédie est inacceptable.
« Nous parlerons de paix lorsque la lumière sera faite sur les circonstances dans lesquelles ces femmes ont péri calcinées dans un lieu censé les protéger. Des enquêtes doivent être menées et les responsabilités clairement établies », martèle-t-elle.
La militante, également mère d’un enfant, relie cet appel à justice à un autre événement qui traumatise encore la population : le massacre du 30 août 2023 à Ndosho, où plusieurs civils avaient été tués, selon elle, par des responsables militaires congolais. Elle qualifie cet acte de crime contre l’humanité, estimant que l’oubli serait une seconde violence infligée aux familles.
« Nous n’avons pas oublié. Ceux qui ont ordonné et exécuté ces actes doivent répondre de leurs crimes. Les familles des victimes doivent obtenir réparation », insiste-t-elle.
En ce jour dédié à l’unité et à la non-violence, Claris MIRUHO appelle la communauté nationale et internationale à ne pas détourner le regard. À ses yeux, la paix ne peut exister sans vérité, sans justice et sans reconnaissance des victimes.
Fidèle à son combat, elle réaffirme son engagement à porter la voix des femmes réduites au silence et à poursuivre sa lutte pour que justice soit rendue à celles qui ont été injustement sacrifiées.
La rédaction