Taekwondo : Emery Baroki décroche le 3e DAN, une fierté pour l’Est de la RDC et toute la nation
C’est une consécration qui mérite d’être saluée. Le taekwondoïste congolais Emery Baroki Munpfano, originaire de l’Est de la RDC, vient d’obtenir officiellement le grade de 3e DAN, homologué par la Fédération camerounaise de taekwondo (FECATAEKWONDO) et enregistré au prestigieux Kukkiwon, le centre mondial du taekwondo en Corée du Sud. Une réussite qui honore non seulement le lauréat, mais aussi ses entraîneurs, sa province d’origine et l’ensemble du mouvement sportif congolais. Retour sur un parcours exemplaire.
Le taekwondo congolais continue de gravir les échelons sur la scène internationale. La preuve avec Emery Baroki Munpfano, qui vient de se voir décerner le prestigieux grade de 3e DAN par la Fédération camerounaise de taekwondo (FECATAEKWONDO), avec un enregistrement officiel au Kukkiwon de Séoul.
Cette distinction, matérialisée par la carte nationale de grade n° OU2400042, atteste d’un niveau technique et spirituel élevé, fruit de longues années de pratique, de discipline et de dépassement de soi.

Un honneur pour l’Est de la RDC
Originaire de la partie orientale du pays, une région souvent éprouvée par l’insécurité et les défis sociaux, Emery Baroki incarne une autre réalité : celle d’une jeunesse résiliente, tournée vers l’excellence et la paix. Son parcours est un message d’espoir pour des milliers de jeunes du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri et du Tanganyika.
En décrochant ce grade, il devient un ambassadeur de fait pour une région qui regorge de talents mais manque encore de visibilité sportive internationale.
« Le taekwondo, ce n’est pas seulement un sport de combat. C’est une école de la vie, une discipline du respect, de la persévérance et de la paix », aime à rappeler l’intéressé.
Hommage aux maîtres formateurs
Aucune réussite de ce niveau n’est possible sans un encadrement de qualité. Emery Baroki tient à saluer la rigueur et la vision de ses maîtres, qui ont su lui transmettre les valeurs fondamentales du taekwondo : courtoisie, intégrité, persévérance, maîtrise de soi et esprit indomptable.
Ces formateurs, souvent dans l’ombre, forment depuis des années l’élite du taekwondo congolais, avec des moyens limités mais une foi inébranlable dans la jeunesse. Leur travail mérite d’être célébré à l’échelle nationale.
Une fierté pour la Fédération Congolaise de TAEKWONDO
La Fédération congolaise de taekwondo peut elle aussi tirer une légitime fierté de cette réussite. En permettant à ses athlètes d’accéder aux grades supérieurs reconnus par le Kukkiwon, elle prouve sa conformité aux standards internationaux et son dynamisme dans le développement de la discipline en RDC.
Ce grade de 3e DAN place Emery Baroki parmi les cadres techniques nationaux, capables d’encadrer à leur tour la nouvelle génération. Un maillon essentiel dans la transmission du savoir.
Le taekwondo, vecteur de paix pour l’Est
Dans une région où les conflits armés et les tensions communautaires fragilisent le tissu social, le taekwondo apparaît comme un outil de résilience et de cohésion. En formant des jeunes à la maîtrise de soi et au respect de l’autre, les clubs de l’Est participent silencieusement à la consolidation d’une paix durable.
La réussite d’un Emery Baroki est aussi celle de tous ces enfants qui, sur des tatamis parfois improvisés, apprennent à canaliser leur énergie et à croire en un avenir meilleur.