RDC : Quand la politique s’agite, les massacres s’oublient : l’indignation aux deux poids, deux mesures
Alors que l’Est de la RDC continue de compter ses morts dans l’indifférence générale, une mobilisation inhabituelle secoue la scène politique congolaise. Des pétitionnaires, opposés à Vital Kamerhe, ont rencontré Augustin Kabuya pour solliciter son soutien. Une démarche qui suscite des interrogations : pourquoi tant d’énergie contre un homme politique, alors que face aux massacres de Beni, Lubero ou Komanda, la même ardeur est absente ?
La scène politique congolaise vient de montrer une fois de plus ses priorités déroutantes. Une équipe de pétitionnaires hostiles à Vital Kamerhe s’est récemment rendue auprès d’Augustin Kabuya pour demander son appui dans leur démarche. Un geste interprété par beaucoup comme un signe clair : le Président Félix Tshisekedi chercherait à se débarrasser de son allié d’hier, devenu gênant aujourd’hui.
Mais ce qui choque davantage l’opinion, c’est la différence flagrante d’engagement. Lorsqu’il s’agit de la carrière d’un homme politique, tout semble permis : argent, carburant et énergie circulent, les réunions se multiplient, l’urgence devient nationale. En revanche, quand l’Est de la République saigne au quotidien, Beni, Lubero, Komanda et tant d’autres territoires plongés dans le deuil, la mobilisation est quasi inexistante.
Ce contraste alimente un profond sentiment de frustration. Beaucoup de Congolais dénoncent un pouvoir davantage préoccupé par des rivalités internes que par la tragédie des populations abandonnées à leur sort. En d’autres termes, « le destin de l’Est ne concernerait que ses habitants, pas le gouvernement ».
Face à ces contradictions, la population observe et s’interroge. Comme le dit un vieil adage africain : « Le temps finit toujours par révéler ce que les hommes veulent cacher. » Autrement dit, attendons voir.
Vieux Robot