Nouvelle Constitution en RDC : Pascal Mukuna assume son soutien et répond aux détracteurs
L’évêque Pascal Mukuna a réaffirmé son soutien au projet de nouvelle Constitution en RDC, estimant qu’elle renforcerait la lutte contre la corruption. Face aux critiques, il rejette l’idée d’une manœuvre pour prolonger le mandat présidentiel et appelle à un débat serein sur le fond des réformes.
Alors que les débats sur une éventuelle révision constitutionnelle animent la scène politique congolaise, une voix religieuse s’élève sans ambages. L’évêque Pascal Mukuna a apporté son soutien public au projet de nouvelle Constitution, dans des déclarations relayées sur le réseau social X. Selon lui, ce changement pourrait constituer un outil efficace dans la lutte contre la corruption, fléau qui entrave la gouvernance du pays depuis des décennies.
« Je n’ai rien à reprocher au président Félix Tshisekedi », a affirmé le responsable religieux, cité par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala. Il estime que la Constitution actuelle comporte des limites qu’il convient d’examiner, afin de renforcer l’efficacité des institutions et de réduire les pratiques de mauvaise gouvernance.
Face aux critiques émanant d’autres responsables religieux et d’acteurs politiques opposés à toute modification du texte fondamental, Pascal Mukuna a fermement rejeté l’accusation selon laquelle ce projet viserait uniquement à offrir un mandat supplémentaire au chef de l’État. « Cette interprétation relève de la désinformation », a-t-il déclaré, appelant la population à se pencher sur le contenu réel des réformes proposées avant de se forger une opinion.
Pour le pasteur, le débat constitutionnel ne devrait pas être réduit à une question de maintien ou de prolongation du pouvoir présidentiel. Il s’agit, selon lui, d’une réflexion de fond sur l’avenir des institutions congolaises, notamment en matière de contrôle de la gestion publique et de lutte contre la corruption.
Cette prise de position intervient dans un contexte de vives tensions. Alors qu’une partie de la classe politique et de la société civile s’oppose à toute révision de la loi fondamentale, plusieurs responsables des Églises de réveil ont publiquement affiché leur soutien à l’initiative. Le débat sur une éventuelle nouvelle Constitution demeure ainsi l’un des principaux sujets de discussion sur la scène politique congolaise, divisant aussi bien les acteurs politiques que religieux sur son opportunité et ses conséquences pour l’avenir démocratique du pays.
Rolande Wanny