Beni : au moins sept civils, dont des membres de la communauté pygmée, tués dans une attaque attribuée aux ADF
La nuit du samredi 30 au dimanche 31 mai 2026, le quartier Ngadi, situé dans la commune de Ruwenzori à Beni (Nord-Kivu), a été le théâtre d'une incursion meurtrière. Selon plusieurs témoignages, des hommes armés appartenant aux Forces démocratiques alliées (ADF) ont pris pour cible un campement de la communauté autochtone pygmée. Bilan provisoire : au moins sept civils ont perdu la vie, plusieurs autres ont été enlevés, et une figure populaire de la région figure parmi les disparus. La population locale dénonce une fois de plus la persistance de l'insécurité dans cette zone malgré les opérations militaires en cours.
La ville de Beni se réveille une nouvelle fois en deuil. Dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026, des hommes armés présentés par des sources locales comme des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont frappé le quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.
Selon les premiers témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier en ciblant prioritairement un campement occupé par des membres de la communauté autochtone pygmée.
« Les assaillants ont d'abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté plusieurs personnes à l'arme blanche avant de poursuivre leur assaut dans d'autres parties de Ngadi », a confié un jeune résident du quartier.
Un bilan provisoire déjà lourd
Au moins sept civils ont perdu la vie dans cette attaque. Six corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale. Les recherches se poursuivent pour localiser la septième victime, dont le corps n'aurait pas encore été formellement identifié.
Outre les morts, plusieurs personnes auraient été enlevées et emmenées vers une destination inconnue, ce qui laisse craindre une détérioration du bilan dans les prochaines heures.
Une figure populaire disparue
L'émotion est d'autant plus vive que parmi les victimes figure Nzanzu Mangese, considéré comme l'une des personnalités les plus populaires de la région. Sa disparition a suscité une vive émotion au sein de la population, qui lui rend hommage tout en dénonçant l'absence de protection effective des civils.
Une insécurité persistante malgré les opérations militaires
Cette nouvelle attaque met en lumière la vulnérabilité persistante des populations civiles à Beni, en particulier celle des communautés autochtones souvent installées dans des zones excentrées et moins protégées.
Malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région notamment les ADF, régulièrement accusés d'exactions contre les civils la violence continue de frapper les habitants du territoire de Beni avec une régularité alarmante.
Des sources locales appellent les autorités à renforcer la présence sécuritaire dans les quartiers périphériques et à protéger plus efficacement les communautés vulnérables, trop souvent prises pour cibles.