RDC–Rwanda : Paul Kagame accuse Félix Tshisekedi de soutenir les FDLR
Les tensions entre la RDC et le Rwanda se ravivent après de nouvelles déclarations du président rwandais Paul Kagame. Celui-ci accuse son homologue congolais Félix Tshisekedi d’utiliser le fils de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana pour mobiliser un soutien international en faveur des FDLR.
Le président rwandais Paul Kagame a formulé de nouvelles accusations à l’encontre de son homologue congolais Félix Tshisekedi, dans un contexte de relations déjà très tendues entre Kigali et Kinshasa.
Selon le chef de l’État rwandais, les autorités congolaises utiliseraient le fils de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana pour mobiliser l’opinion internationale et renforcer les soutiens aux Forces démocratiques de libération du Rwanda, un groupe armé actif dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans ses propos, Paul Kagame a contesté l’idée selon laquelle certaines figures rwandaises en exil seraient isolées sur la scène internationale.
« Si le fils de Habyarimana commence à bénéficier du soutien de Tshisekedi, de la machine de l’État congolais et de ses énormes ressources, en quoi est-il isolé ? », s’est-il interrogé.
Pour Kigali, ce soutien présumé s’inscrirait dans une stratégie visant à renforcer la légitimité ou l’influence des Forces démocratiques de libération du Rwanda, un mouvement que le Rwanda considère comme une menace majeure pour sa sécurité.
Le président rwandais affirme également que cette démarche viserait à mobiliser des réseaux de soutien à l’étranger, notamment en Europe. Il évoque en particulier la France, pays où résiderait le fils de l’ancien chef d’État rwandais.
Ces déclarations interviennent alors que les relations entre le Rwanda et la République démocratique du Congo restent marquées par des accusations réciproques. Kinshasa reproche régulièrement à Kigali de soutenir la rébellion du M23 dans l’est du pays, une accusation que le Rwanda rejette.
Dans ce climat de méfiance, ces nouvelles déclarations risquent de compliquer davantage les efforts diplomatiques régionaux, notamment les processus de paix engagés à Luanda et à Nairobi pour tenter de réduire les tensions entre les deux pays.
Victoire Muhindo
Redaction