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EMERGENCE GROUPE - Journal hebdomadaire d'informations du Nord-Kivu, de la RDC et du monde
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  • 16-02-2019
  • Yassin Ndaye N.
​​​​​​​Alors que les portes de la sixième édition du festival Amani s’ouvrent ce vendredi 15 février 2019 à l’institut Mwanga, l’organisateur déclare dans un communiqué que tous les douze mille billets du jour sont vendus. En réalité, les billets se revendent sur le marché noir au double, triple, qua triple, voire au quintuple. Chose qui ne passe pas et pour les potentiels festivaliers et pour l’organisateur de cette fête de la Paix.

L’entrée du collège Mwanga a été inondée du monde ce vendredi 15 février 2019 chacun avec un seul vœu, celui d’accéder aux installations qui abritent le Festival Amani. Le billet en forme de bracelet a pourtant été rare et difficile à trouver car le stock du jour ayant été épuisé depuis la veille de l’évènement. Le gros lot des billets était pourtant sur la rue entre les mains des particuliers. Le prix se négociait entre deux et cinq dollars américains. Le communicateur du Festival, dans un point de presse tenu le jeudi 14 février venait de se féliciter pour ce Sold-Out avant de mettre en garde les personnes qui oseraient revendre le billet à un autre prix que celui du dollar par bracelet. Guillaume Bisimwa a averti d’une traque aux revendeurs : « Nous allons tout faire pour saisir ces billets qui sont sur le marché noir. Nous les remettrons dans nos kiosques pour les revendre au prix habituel, celui de 1$ le billet », avait -il dit sans indiquer dans quel compte ils mettront cet argent car leur compte étant déjà soldé.

Que faire si les revendeurs gardent leurs billets ?

Le comble de l’organisateur est de voir un espace moins peuplé alors que tous les billets du jour, rappelons-le, 12.000, ont été vendus. Avec un artiste de renom international qu’est Fally Ipupa, ça serait un gâchis si le collège Mwanga ne réalise pas sa capacité de satiété, estime Augustin Kambale, un festivalier à la recherche des billets pour lui et ses 3 enfants : « Nous ne comprenons pas que les billets soient tous vendus avant l’entrée de la première personne. Nous sommes venus fêter la paix et voilà nous sommes dehors. On nous interdit d’aller acheter les billets à la rue mais pas de solution alternative. Comment Fally ipupa va-t-il prester devant la moitié des festivaliers ! » S’exclame ce père de famille déçu. Dans des coins non conventionnels, les festivaliers se procurent des billets au prix de 5000 francs congolais et plus, avec à leurs trousses quelques jeunes qui cherchent à ravir la précieuse marchandise du jour. Au finish la population ne sait pas s’il faut attendre le retour des billets au guichet ou s’il faut tout simplement nourrir la malice des revendeurs.

Des solutions à long terme

Pour éviter ce désagrément, certains observateurs proposent que le billet soit seulement vendu au kiosque le jour du festival ou par voie électronique : « Que l’organisateur face tout pour améliorer le système de vente du billet. Si cela est possible qu’il mette des guichets comme lors de la première édition, ou alors vendre à travers la monnaie électronique. Sinon rien ne va marcher », a déclaré un autre festivalier après avoir acheté au marché noir deux bracelets pour lui et son partenaire.

Ce vendredi qui lance les trois jours de festivités au collège Mwanga se voit être un jour de chasse entre chien et chat au détriment de la fête pour la paix. Billets soldés pour la journée du dimanche, l’avantage serait celui de l’organisateur car ses prévisions seront atteintes. Cependant la question serait de savoir pourquoi organiser une fête où la salle serait à moitié pleine!

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